La « négativité » nous plonge dans le mode de relation à la technologie qui fait l’objet de cet ouvrage. Contrairement à une relation affirmative (« oui »), la négativité n’appelle ni l’acceptation ni l’accélération des objets technologiques. Échappant à l’attrait d’un lien réformiste (« oui, mais »), la négativité rejette également la promesse de leur adaptation, de leur réorientation et de leur amélioration. Le négatif privilégie la catégorie discursive du « non », bloquant et refusant plutôt qu’embrassant et créant. […] le « techno-négatif » se montre profondément méfiant à l’égard des appels à la concession et à la résolution. On observe au contraire une volonté implacable de « refus » : la destruction radicale d’un ou plusieurs objets technologiques. […] la « techno-négativité » ne doit pas, dans cet ouvrage, être comprise comme une métaphore, mais comme un ensemble varié de phénomènes concrets dans lesquels les objets artificiels font l’objet d’attaques sur les plans matériel, social et discursif.









